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LE MASSACRE DU MAC VAL

 

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Je vais quand même vous dire pourquoi je vous envoie tout ça. Sinon on va croire que je critique. Or je ne critique pas. Non, je ne critique pas, j’ai peur.livign dead
J’ai peur que l’art français soit mort. Je ne dis pas ça avec légèreté. Cela fait bientôt huit ans que je suis revenue vivre à Paris. J’ai attendu avant de me prononcer. Alors voilà, je le dis: En France, l’art est mort. Et j’ai bien failli y passer. Je vous jure, j’ai manqué de peu de me faire bouffer par les zombies. C'est dans les phrases, entre les mots, dans les verbes et leur fonctionnement. Un virus pire que celui de Burroughs. Cependant, je ne sais pas si ce détournement du langage de l'art est un symptôme ou si c'est l'attaque elle-même. Une bactérie. Une lente corruption de la pensée. Je suis entourée de morts-vivants et on me parle comme à une déficiente mentale. Tout va bien. Il ne faut pas chercher les ennuis.

En fait, j’avais prévu une autre newsletter n°2 essentiellement sur le Coran et la Bible, et puis un copain m’appelle. body snatchersIl est embêté. Il a invité un artiste anglais pour une performance dans son atelier et il se rend compte que le Mac Val fête ses cinq ans au même moment. J’avais vu passer l’information, mais leur offre «gagnez un pass duo pour un an» m’a fait passer à autre chose immédiatement. On nous parle déjà comme ça pour les téléphones, les machines à laver, les voyages et les crèmes hydratantes, alors en art, les pass duo, non merci. J’ai donc été voir sur le site du Mac Val, pour me faire une idée, pour savoir si nos amis allaient préférer l’anniversaire à la performance. C'est pas dit, comme on dit. Mais voilà, je lis, et de nouveau je suis confrontée à ces tournures étranges. Des rhizomes de pensées bizarres avec une faute de syntaxe, de grammaire ou d'orthographe par phrase. Vous allez peut-être trouver que j'exagère, que j'en fais trop. De toute façon, c'est toujours comme ça. Elle est folle. Mais tout le monde le sait que c'est du pipeau. Tu nous l'as déjà fait. Body Snatchers. C'est la deuxième fois que je fais une analyse de texte. C'est redindondant?

Je vous avais dit que j'étais dans un film d'horreur.
C'est l'artiste John Russell qui m'a fait découvrir ce genre cinématographique. Quand mon homme est mort, j'ai eu l'impression que c'était les seuls films à pouvoir représenter un certain type d'expériences de la vie avec réalisme. The exorcist.

Bien sûr, "Let's Dance" fait référence au célèbre album de David Bowie (1983), aux accents mélancoliques.
Première phrase et je suis déjà perplexe. Je vais réécouter rapidement et je ne perçois pas deliveranced’accents mélancoliques. Bon, peut-être que l’auteur a voulu dire que l’album pouvait rendre un auditeur de plus de 27 ans mélancolique. Aux accents mélancoliques, ne s' appliquerait pas à l'album mais à celui qui l'écoute. Ah la grammaire! 
Comment le titre Let’s Dance fait-il référence au titre Let’s Dance puisque ce sont exactement les mêmes mots? Et puis, pourquoi ce Bien sûr? Parce que c’est celui de David Bowie et pas l'éponyme comédie musicale avec Fred Astaire, bande de ringards pas pop. Vous trouvez que j'abuse? Que ce n'est pas grave? C'est moi qui perds la tête. Peut-être. Rosemary's baby. Don't look back. Don't read.

Une invitation? Une injonction?
Euh? Pourquoi me pose-t-on la question? Oui, let’s dacarrience me semble être une invitation à la danse. Une injonction ou un ordre me semblerait un peu fort.
Help. À moins qu'on soit vraiment déjà dans un remake de Carrie.

Curieusement, ce titre séduisant raisonne comme un slogan autrefois scandé par Act Up : "J’irai danser quand même !"; car il s'agit bien ici d'une forme de résistance.
Bon, je ne trouve pas que ça raisonne (résonne peut-être?) avec le slogan d’Act Up, ou alors curieusement, très curieusement. Il y a le terme danse et peut-être une relation entre Bowie et Act up que j’ignore. En revanche j’imagine qu’on peut les mettre en parallèle. Mettre en parallèle, ça marche toujours assez bien. Quant à la résistance, à priori, ça m’intéresse. Enfin, plus que ça même. Surtout quand il s’agit bien ici de résistance. Invasion of the Body Snatchers. Body Snatchers.

body snatchers


Cette exposition collective nous livre une vision de l'envers du décor. Mélancolique, le propos de l'exposition l'est d'une certaine manière.
De nouveau perdue. De nouveau pas comprendre moi. Résistance donc mélancolie? Mouais… Envers du décor donc mélancolie? Quel décor? Un propos mélancolique? Si c’est comme l’album de Bowie, ça ne va faire trop pleurer que les très gros dépressifs, ou les mélancoliques. Ou alors, c'est traduit de l'Allemand et il y a un stagiaire qui va se faire taper sur les doigts. Dans l'espace personne ne t'entend crier. En enfer, personne n'écoute tes problèmes de syntaxe.

Éprouver le besoin irrépressible de commémorer ensemble les événements marquants de la vie est l'un des fils rouges de l'exposition qui relient la cinquantaine d'oeuvres d'artistes internationaux rassemblés pour "Let's Dance" du 22 octobre au 16 janvier 2011.suspiria
Le style un peu lourd rend la lecture malaisée, mais un besoin irrépressible, vraiment, ça m’échappe… Quant à l’éprouver comme fil rouge d’une exposition, je ne vois pas. Help. Deep Red.
Est-ce juste inélégant? Mal écrit? Grossier?
Suis-je stupide? Méchante? Malhonnête? Malintentionnée? Suspiria. Massacre à la tronçonneuse.
Le besoin irrépressible de l’anniversaire, franchement je ne comprends pas. Ce n'est quand même pas comme si je lisais une publication scientifique avec des concepts que je ne maîtrise pas. Ici, le sens est comme une bête qui se cache. On ne sait même pas si elle est féroce ou pas, dangereuse ou pas. Blessée? Alien.

"Let's Dance" propose de visiter les lieux communs de la célébration à travers ses motifs : l'anniversaire, le feu d'artifice, la bougie, le gâteau, la fête des voisins, les rituels de passage, la musique...
C’est là que je ne peux plus lire -en tentant de passer outre la maladresse. Là, c’est trop. Le bénéfice du doute, je veux bien, mais quand même, je ne peux pas me rendre débile parce que c’est le Mac Val et qu’ils ont déjà près de 900 personnes sur leur page facebook events. Visiter les lieux communs comme la bougie? deep redJe me sens fébrile. Comment parler sérieusement aux organisateurs? Bonjour, c’est très intéressant cette visite de lieux communs. Ah le rituel de passage, c’est dur. Très dur. Après la confusion orthographique entre raisonner et résonner, la confusion entre points communs et lieux communs, je ne sais même pas comment entendre le terme de motif dans ce contexte. Justification ou ornement? L’anniversaire serait une justification, la bougie un ornement, ou le contraire? Profondo Rosso. Attention, ça va en crescendo, on continue, les points de suspension dans le texte.chainsaw massacre
...qui sont autant de points de rencontre des communautés qui n'empêchent pas cependant, la solitude.

Je vous jure, là j’ai l’impression d’être sur une autre planète. Je vérifie encore mon copier/coller. Oui, c'est bien la présentation d’une exposition d’un Musée d'Art Contemporain qui tourne avec 3,5 millions d’euros de budget annuel. Ce n’est pas cynique. Ce n’est pas une blague. C’est le réel. The return of the real -as the living dead. Massacre à la tronçonneuse. Pourquoi continuer à lire? Pourquoi se fatiguer à analyser? Si je lis, je suis quand même bien censée m'impliquer, non? Encore une fois, ça s'adresse à qui? Qui saisit? À qui parlez-vous? Je sais que tout le monde se moque royalement du site du Mac Val. Mais on va tous au vernissage quand même... Qu'est-ce que je fous là-dedans? Il faut faire comme si de rien n'était. Bisous. Bisous.

L'exposition a ainsi été conçue comme une grande Vanité...
Phrase simple, idée claire. Enfin presque. Ça sonnerait quand même mieux sans le ainsi : «L’exposition est conçue comme une grande Vanité.» Là je suis. Mais pas pour longtemps. Je ne vois de lien ni avec les anniversaires, ni les fêtes de voisins, ni l’album de Bowie, ni l’envers du décor. Ah! une pièce de Douglas Gordon avec un crâne. Bon... quand il y a un crâne, on peut mettre vanitas dans le texte. Ce n'est pas grâââve, ce n'est pas ça le poison, ça c'est un faux, un leurre. Ce n'est pas trop dangereux, c'est juste un peu facile.


Au fur et à mesure de l'exposition, des bribes de récits se tissent.
Parcours narratif j’imagine. Ok. Le commissaire raconte une histoire, que le dossier du site ne nous explicite pas mais que le spectateur, à travers sa déambulation dans le musée doit percevoir de façon fragmentée. Ce n'est pas vraiment évident dans le titre mais bon. Où suis-je? Maman? Maman t'es où? Ça ne devrait pas trop me toucher une phrase comme ça, mais si, ça me touche. Parce que mon cerveau est obligé de traduire des bribes de récits qui se tissent. Je dois interpréter. Pourquoi me parlez-vous comme ça? Qu'est-ce qui se passe ici? Saloperie d'infection. Je grimace. Je secoue la tête. Science-fiction. The Wicker Man

Des événements perçus comme à la dérobée, au détour d'une installation ou d'une sculpture, d'une vidéo ou d'une peinture, sont autant de moments brefs, troublants et incomplets.
alienDes événements perçus comme des moments incomplets? Je vous assure, que d’habitude je cherche. J’aime bien réfléchir. J’adore ça même et je sais que tout n’est pas immédiat dans la pensée de l’art, mais là ça ne décolle pas. Je ne sais pas. Je n’y arrive pas. Un blocage neuronal. Quelque chose dans le cerveau, qui m’empêche de relier les mots entre eux, de suivre les constructions grammaticales. Peut-être une tumeur. C'est moi, ou c'est eux? Est-ce que j'ai perdu une capacité de perception du réel. Est-ce que tout le monde va bien rigoler? Elle ne comprend même pas ce que c'est des événements perçus comme à la dérobée? J'adore l'art. Ne me frappez pas. Qu'est-ce que c'est? Je ne suis que rien, personne, je m'excuse, je n'y peux rien. Qui êtes-vous? Que me voulez-vous? A toutes les phrases ça me provoque, ça m'accable, ça m'inquiète. C'est peut-être dans le texte la tumeur et pas dans ma tête. Je ne fais pas exprès. October.

Mais, ces scènes sont assez universelles pour permettre à tous et à chacun de s'y identifier.
À part pour la colle, moi, l’universel ça me fait peur, mais ce serait trop long à vous raconter et puis là on serait dans la discussion. 1984. Ici, c'est à tous et à chacun que je ne comprends pas. C'est là que je butte. Si on dit à tous pourquoi ajouter chacun? Chacun n’est pas dans tous? Pourquoi à chaque phrase en me refait le coup. Je commence vraiment à avoir des doutes. Est-ce bien un texte sur le site du Mac Val? Suis-je bien en train de citer? On dirait que ça a été piraté. Que quelqu'un a eu accès aux donnés et se moque d’eux. Opera. Opera. Alien. Suspiria. Help.

Toutefois, à la différence des clichés qui décrivent des situations parfaitement stéréotypées, "Let's Dance" se joue de l'ambiguïté des objets.
Vous comprenez pourquoi j’ai peur? Là, vous ne pouvez pas ne pas me comprendre, Vous ressentez, n’est-ce pas? Comme ça mine. Moi, ça me touche dans mon corps. Ça dérange mes muscles, mes os, mes cellules, ça atteint mes nerfs, ma respiration. Qu’est ce que c’est des situations parfaitement stéréotypées? Pourquoi on m’explique ce qu’est un cliché et pas un stéréotype ? Et une exposition qui se joue de l’ambiguïté d’objets? Je suis obligée d’aller chercher dans un dictionnaire- je vous jure, j’en perds ma langue. "Se jouer", c'est soit "Se recréer, se divertir", soit "dédaigner, regarder quelqu’un ou quelque chose comme négligeable, témoigner qu’on n’en fait point de cas". Là, vous ne pouvez pas dire que ce n'est pas bizarre quand même, une exposition qui se moque de l'ambiguïté des objets à la différence des clichés. Là, vous voyez, vous sentez? Don't Look Now.


Pour l'exposition "Let's Dance", rien d'ironique ou de morbide, pas plus que d'effusion ou d'empathie.
Ah ben voyons, il manquerait plus que de l'empathie. Pas de pathos, pas d'émotion mais des scènes universelles. Let’s dance en injonction, vous allez danser bandes de salauds, les Stepford Wifes sans effusion, identification aux stéréotypes, mais pas aux clichés. stefrods wifesSe jouer de lieux communs qui raisonnent. Help. Pas d'empathie. Surtout pas. Pas d'ironie. Pas d'ironie. Pas d'ironie. Help. C'est la fin du film, en tout cas de celui-là. Après je vous jure, je ne vous fait plus jamais d'analyse de texte. Je ne lirai plus.
Nulle récupération du passé, nulle anticipation de l'avenir. Quand l'intemporalité s'installe, même la nostaslige n'existe plus.
Apothéose. L’attaque finale des zombies, des aliens, enfin de tout. Je vous avais dit. Du pur evil. Un film d’horreur. Même la nostalgie n’existe plus. Ah ah ah ah ah ah ah... Vous voulez un pass duo gratuit d’un an? ah ah ah…

la performance dans l'atelier de l'ami ----- le Mac Val
textes précédents (citer, c'est méchant? / j'ai peur)

 

 

 

 

 

THE MAC VAL MASSACRE

(click on images to see trailers or extracts)

I should explain why I’m writing and sending you all this. Otherwise I could be accused of criticising, which I’m not. I am not interested in holding a critical position. I already told you: I’m frightened.
I have the feeling French art is dead. I mean that art -in France- is dead. Movements emerge so why wouldn’t art die, in certain places and periods of time? I’m not saying that lightly, believe me. I’ve been back in Paris for about eight years now, and I’ve not hurried to conclusions. But I think I can say it now: art is dead here. And I nearly went myself. I escaped the zombies just in time. I hope so. It's in sentences, in the interaction between words, right there in verbs and their function. But it feels like it's in your head. Worst than Burrough's virus.
I'm not sure this disruption of language is the symptom of something else happening or if it's actually where it's taking place: in a sick performative speech act. A bacterial attack. A slow corruption of the mind. Mine of theirs? I don't know. Living dead are surrounding me and I'm being talked to like I'm mentally disabled. Everything is going to be all right. Don't panic. As long as you don't look for trouble and keep quiet. Don't Look Now.

I had prepared another newsletter n°2 with more quotes from the Koran and the Bible. I intended to take you slowly to my hypotheses with various non-art exemples but a friend of mine called. He had invited an English artist to present a performance in his studio and was just finding out that the Mac Val Museum of Contemporary Art was celebrating its 5th anniversary. I told him I had seen the info but the «win a year duo pass» offer got me off their website immediately. They already talk like that for telephones, washing machines, travel deals and day cream, I’m not too keen on hearing it again in art. So I went back to check and see how strong the competition was… I read their presentation and fell again in some sort of nasty trap with spelling and grammatical mistakes in every sentence. A nightmare in French, my first language, and a translation "incubus". You're going to say I shouldn't bother. It's just bullshit. Don't loose your time with it. Sorry. This is call for help.

It's the artist John Russell who introduced me to horror movies. I'm not a specialist like him, but after my man died, I thaught they were the only realistic films around with the power to represent certain life experiences with great accuracy. Here I am: deep in the genre. The Exorcist.


«Of course "Let's Dance" refers to the well know David Bowie album (1983), with melancholic overtones.

First sentence and I’m puzzled already. I go and listen to the music but I can’t quite perceive any melancholia in it. Could it be that the author meant that a listener over 27 years old could feel melancholic when listening to it... hum... grammar... English is not my first language and I do apologize for my own mistakes... but French is my first language: there is a difference in a music being melancholic and a listener being melancholic. Never mind, it’s not that important. Now, it’s the 
title Let’s Dance referring to Let’s Dance, which is bothering me. A reference? Isn’t it just the same or is there something I don’t get here? Does it have something to do with of course at the beginning of the sentence? Is it because nobody would be that stupid to think about the eponym 50’s musical with Fred Astaire? I don’t know. I don’t feel too well. Deliverance.

An invitation? An injunction?
Eeeeeuhhhh... Why do you ask? What exactly is the question? Yes, I guess let’s dance is a form of invitation rather than an injunction -dance or I'll kill you stupid mother fucker, squeak-, which I suppose would be a bit violent. Unless we're already in some mad Carrie remake. Carrie.

As strange as it may seem, this title seems to echo/ reason with the slogan ActUp used to chant: "I will dance anyway"; for this actually deals with a form of resistance!
The spelling mistake in the French version is a confusion between raisonner (to think) and résonner (to echo) usualy used in rather bad jokes. Even the automatic corrector would notice. Ah well, it can happen… Is the word dance the echo? Like in Dance with me (the film), or Dance on (the music). Maybe there’s something I don’t know about between ActUp and Bowie… I don’t get the link with resistance either, but it’s a good word. Especially when it actually deals with it. The Invasion of the Body Snatchers.



This group exhibition delivers a vision of backstage. Melancholic, that’s how you could, in a way, qualify the subject of the exhibition.

Believe me. It’s a nightmare to translate. Please don’t think it’s only my fault. I do make mistakes, but I swear, in this case, you can’t tell if it gives a picture of what's behind the set, or if you’re backstage looking at the theatre from behind the curtain or if the exhibition is a scenerie. Me lost. Me crazy woman. Me intelligent. Mad. What's the link between resistance and melancholia? What is a melancholic subject in this case? Does it mean this exhibition is about melancholia? If it’s like Bowie’s album, it’s only going to make very very depressed people cry; or people with strong memories. It's maybe translated from German and an intern is going to be sacked, sorry. I don't know. I'm ashamed. Rosemary's Baby.


The irrepressible need to commemorate together important moments of life is one of the red threads linking together around 50 pieces by international artists brought together for "Let's Dance" from the 2nd of October to the 16th of January 2011.
Breathe in, breathe out. It’s very very difficult to read in French. I’m telling you. It’s an attack. What is this irrepressible or irresistible need? Is it just badly put together? Am I stupid? Nasty? Dishonest? Mean? Am I a bad person? Who is feeling this need? What’s going on? Are you talking to me? Who are you talking to? Meaning is like a beast, hiding somewhere, wounded, frightened maybe. Alien. I don't even know if it's friendly or not. I just don't get what's going on. Profondo Rosso

"Let's Dance” suggests a visit of platitudes/common elements within celebration through its various motives/ motifs: birthdays, fire works, candles, cakes, neighbourhood parties, rites of passage, and music…
I told you it was a nightmare to translate. Should I write "common elements" when the correct translation should be "platitudes". An exhibition visiting platitudes? Well, if you say so yourself... Not uninteresting if it's well done. But somehow I don't think it's the case here.
Stop. That’s where I shouldn't read anymore. If I hadn't decided to write about it I would have closed their site by now. I can’t give them the benefit of the doubt anymore. It’s too much. I can’t be correcting words in my head all the time. I can’t go mad because it’s the Mac Val and they already have 900 people on their facebook event page. Visiting celebration elements like candles? I’m feeling weak, and slightly dizzy. I’m alone. How can I seriously go there and say hello to the curator? Hi, that’s very interesting. I love visiting platitudes through motives in this enormous institution. Rituals. Rites of passage. Ooooh. And there's the motifs/motives confusion... Justification or ornament? The cake as pattern? The cake as reason for... I don't know what... Who cares? Who the fuck cares? In space, nobody can hear you scream. In hell nobody listens to your grammar problems. The Texas Chainsaw Massacre.

… which are as many meeting points for communities, which don’t prevent loneliness.
I swear. I have a weird sensation. It can’t be someone who doesn’t speak French. You would notice specific mistakes (as you probably do with me). Which... which... Maybe it's nothing. Blair Witch Project. This exhibition celebrates the 5th anniversary of a very serious art centre in the Paris suburb. A Museum with a 3,5 millions € annual operating budget. It’s a big place. I’m not cynical. This is not a joke. Unless it is a political statement... I love art. This is real. The return of the real/the living dead. Why go on reading? Why take meaning for granted? Why am I drawn in it? Who is it written for? Why don't I just forget about it? I do know that in the art world nobody gives a f..k about this Mac Val text. I also know the opening will be packed (free food and wine)- which doesn't prevent loneliness. Ah ah ah. You will not escape the irrepressible need to commemorate. The Wicker Man


The exhibition is thus conceived as a large vanitas.
Surprise. A simple idea despite the weirdness of the construction. Why thus? What it the relation with anniversaries, cakes, neighourhood parties, Bowie and the set. Oh, but hey there is a skull in th exhibition. Here we are. Thus - a vanitas. It's ok. That's a false attack, a lure. It's just a bit lazy, but not that dangerous. 1984.

As one goes along through the exhibition, story snatches interweave.
Sorry again. Science-fiction. I know I can think, I can speak. I know about grammar. Mama? Even in my own language I have to interpret. Translating mistakes when you're trying to avoid them yourself is a weird exercise. It's really like an infection. Some parts of the sentence are correct and some are not, so you make something up out of it. Can you help me? Suspiria. Suspiria.


Events, which are furtively perceived around an installation or a sculptor, a video or a painting - are as many brief, disturbing and incomplete moments.
I love thinking and I know it’s not always straightforward. I also know about poetry and schizophrenia. I’m trying hard to act normal here. Does it sound strange to you? Maybe it’s a neuronal infection? Something in my brain that prevents me from linking words and following what is supposed to be quite a fixed and regulated structure. Maybe a virus? A tumour? What is an incomplete moment? Maybe it's an Ok sentence but with all the previous ones being so broken, I'm so disorientated. Is it me? Who are you? What do you want? Is the tumor in the text or in my head? October.

But these scenes are universal enough to allow each and all of use to identify with them.
Universal, it’s for a certain type of glue isn’t it? Didn’t we sort of agree that universal was controversial? Hey, but I'm thinking again here? I'm starting to disagree and argue... hum. NO. Let me out of the issue of universality in the context of platitudes as motives. I’m starting to have serious doubts here. Is this the real text? It looks like someone pirated them, or sent them a spy or a terrorist. Maybe there’s a right-wing nerd out there, taking the piss - and I fell in the trap. I hate plot theories. I have no theory. I’m lost. I want out.


Nevertheless, unlike clichés describing perfectly stereotyped situations, "Let's Dance" plays around with /make fun of ambiguity in objects.
This is getting tedious. «Se jouer» doesn’t really mean «play around with» but more «make fun of»… anyway… Why does the author explain what a cliché is but not a stereotype? Do you understand why I’m afraid? You cannot not understand? Please tell me you feel the danger here. It plays with my intelligence. Or maybe I’m completely wrong, maybe it's funny. An exhibition making fun of ambiguities, on top of visiting platitudes, that would be interesting. Is it trendy? Pop? Did I miss the point? If it's a new thing why so many grammatical mistakes? One in each sentence. We are talking big museum here. A big museum of contemporary art.


For the exhibition "Let's Dance", nothing ironical nor morbid, no effusion, no empathy.
I don’t know what to say. I’m trapped in a delirium. Stuck in a sick mind speech. Caught in a bad joke. Am I the only one who can’t read this? Has my brain lost a practical ability, like humour? Yes, maybe it is humour. Am I the one going crazy or is it the Mac Val. It’s one of us. It's probably me. Who would jeopardize their career for grammatical mistakes? I swear I won't read art texts anymore. Art in France is not quite dead, it's a living-dead entity.

No appropriation of the past, no anticipation of the future. When timelessness sets in, even nostalgia ceases to exist.
The final zombies’ attack. I told you. It’s a horror movie I’m in. Even nostalgia ceases to exist. HA HA HA!!
Do you want a free annual duo pass?

previous texts: (Is is nasty to quote? / I'm scared)

the performance at my friend's studio ---- Mac Val website